dimanche 16 mars 2014

Nico DEWALQUE

Nicolas Dewalque, né le 20 septembre 1945 à Zichen-Zussen-Bolder dans l'entité de Riemst, est un joueur de football international belge 



































Biographie: 
Nicolas Dewalque joue son premier match officiel avec l'équipe du FC Zichen, le club de sa ville natale, alors qu'il n'a que 15 ans en utilisant la carte d'identité de son cousin1. Il est transféré au Standard de Liège en 1963, à l'âge de 18 ans. Il occupe alors le poste d'avant-centre et dispute son premier match en déplacement à Berchem, au cours duquel il inscrit deux buts. Il recule ensuite en défense et forme avec Léon Jeck la paire défensive du club et plus tard de l'équipe nationale belge. Il remporte son premier trophée avec le club de Sclessin en 1966, la Coupe de Belgique. Il inscrit le seul but de la finale face au Sporting Anderlecht après 32 minutes de jeu. L'année suivante, il remporte une nouvelle Coupe de Belgique avec le Standard. Ses bonnes prestations attirent sur lui de grands clubs européens, comme le Milan AC, avec lequel il signe un précontrat en 1967, le Real Madrid ou encore Barcelone2 mais le président du Standard, Roger Petit, ne le laisse pas partir.

En championnat, le club termine dans le top-4 chaque saison jusqu'en 1969, quand il remporte le titre de champion de Belgique, le quatrième pour le club et le premier pour Nico Dewalque. Il en remporte deux autres les deux saisons suivantes, réalisant ainsi un triplé unique dans l'histoire du club. Il dispute ainsi trois fois la Coupe d'Europe des clubs champions, atteignent à deux reprises les quarts de finale. Entretemps, il participe à la Coupe du monde 1970 avec les « Diables Rouges », qui sont toutefois éliminés dès le premier tour.


Nicolas Dewalque dispute deux nouvelles finales de Coupe de Belgique en 1972 et 1973 mais le club s'incline chaque fois contre le rival anderlechtois. Il joue au club jusqu'en 1976. Il fait alors ses adieux au Standard après avoir disputé 376 rencontres officielles et inscrit 24 buts. Il s'en va au RFC Liège, où il met un terme à sa carrière en 1979.


Carrière:


Parcours junior :


...-1963 : Belgique FC Zichen


Parcours professionnel : 


1963-1976 : Belgique Standard de Liège 376 matchs  (24buts)

1976-1979 : Belgique RFC Liège ? (?)

Sélections en équipe nationale :


1964 : Belgique -19 ans 5 matchs (0but)

1967-1975 : Belgique

Palmarès :


3 fois Champion de Belgique en 1969, 1970 et 1971 avec le Standard de Liège.

2 fois vainqueur de la Coupe de Belgique en 1966 et 1967 avec le Standard de Liège.

33 fois international belge


Champion 1969


























Champion 1970
























Champion 1971


























Finale de la coupe de Belgique 1966 Standard -Anderlecht  1-0, but de Nico Dewalque

Présentation de la coupe à Sclessin




























28/05/1967 finale Coupe de Belgique Standard - FC Malines 3-1 (a.p.)




























Roger Claessen - Nico Dewalque








































Nico Dewalque - Léon Semmeling































08-12-1963 Standard - Berchem 2-1

le 1er match de Nico Dewalque  ..... et 1er doublé ! 


































Michel Renquin - Nico Dewalque
























17-01-1971 Standard-Charleroi 






















René Moesse, Roger Petit entre les deux René Hauss, Paul Henrard(président) Léon Semmeling(cpt) Nico Dewalque, Roger Henrotay

2014 Nico Dewalque - Christian Piot

























Saison 1973-74

























Debouts de g à d  Dewalque, Bukal, Gerets, Labarbe, Dolmans, Piot

Accroupis de g à d  Henrotay, Sigurvinsson, Van Moer, Lambrichts, Rora

03/12/1969 Real Madrid - Standard 2-3
























Christian Piot, Nico Dewalque, Wilfried Van Moer



































Nico Dewalque et 'Nummer 14'. Hollande-Belgique (qualification pour la CM 1974) - Amsterdam 0-0






















Dewalque-Labarbe-Jeck-Thissen-Dolmans, Semmeling congratulé pour ses 600 matchs en équipe première par le président du Fc Liège Mr Jules Georges


















































05/12/1973 Feyenoord - Standard 2-0






















Carton jaune pour Thissen à droite Dewalque


05/10/2017
Nico Dewalque : CE LIMBOURGEOIS DEVENU LIEGEOIS DE CŒUR…
A l’image de Christophe Colomb découvrant l’Amérique, en arrivant au Standard en 1963, Nico est devenu fortuitement le Chef de file de la déferlante colonie limbourgeoise descendue sur Sclessin dans les années 60’s, 70’s, 80’s. Très vite adapté et adopté en Principauté, Liège est devenu en quelque sorte son Port d’attache au point qu’il n’est pas rare de le rencontrer déambulant sur la Batte les dimanches matin. Et je peux vous assurer que malgré les années passées, sa popularité n’a pas baissé d’un yota : Hé Nico ! Salut Nico ! Tu vas bien Nico ! Et alors Nico qu’est-ce qu’il se passe au Standard ? Et paradoxalement, contrairement à ce qui se passe aujourd’hui, personne ne lui en a voulu, et ne lui en veut, d’être passé chez l’ennemi d’en face, au RFC Liégeois en 1976, pour y terminer sa carrière…
UN SEMINARISTE QUI TRICHE, EST-CE BIEN SERIEUX ?
Nico Dewalque et Roger Claessen, son grand ami, ont commencé leur parcours scolaire si pas à la même heure mais au même endroit, vu leur différence d’âge, au Petit Séminaire à Saint Trond, au pays des… Canaris.
« Comme mon ami Roger, je suis allé dans ce Collège raconte Nico. J’adorais jouer au foot, chaque fois que je jouais à l’école comme à Zichem, mon village natal, j’ètais le meilleur joueur sur le terrain. Très vite, les dirigeants du club auraient voulu que je joue en première, mais comme tu sais bien, à cette époque, il fallait attendre d’avoir 16 ans. Alors, on a trouvé une entourloupette. J’ai un cousin qui s’appelle Nico, comme moi, et qui est 7 ans plus âgé que moi. On a juste changé la photo et hop… à 15 ans, je jouais en première à Zichem. J’y ai joué 3 ans avant de rejoindre le Standard à 18 ans ».
CENTRE-AVANT, MEDIAN ET FINALEMENT STOPPER…
Si la plupart des gens se rappellent de Nico Dewalque associé à Léon Jeck (Standard + Equipe Nationale) ou encore Erwin Vandendaele (Equipe Nationale), seuls les plus anciens savent que Nico est arrivé au Standard comme centre-avant. « Et oui, sourit-il, j’ai commencé aux côtés de Roger Claessen en pointe d’attaque, et pour mon premier match contre Berchem à Sclessin, j’ai marqué 2 buts. Quand István SZTANI est parti, j’ai reculé dans l’entrejeu. Alors comment suis-je arrivé au stopper ? On jouait contre l’Allemagne à Bruxelles, c’était 0-3 à la mi-temps. Constant Vanden Stock, l’entraineur de l’époque, m’a demandé de descendre d’un cran pour remplacer André Stassart. Et depuis, je n’ai plus quitté ce poste… ».
TREIZE ANNEES DE FIDELITE EN ROUGE ET BLANC…
Arrivé l’été 1963 en bords de Meuse, le Standard venait d’ailleurs de fêter son 3ème titre de Champions de Belgique, Nico y restera 13 années d’affilée au cours desquelles il participera e.a. aux 3 titres de Champions consécutifs (1969-1970-1971 sous l’ère René Hauss), les Coupe d’Europe des clubs, la Coupe du Monde (1974 – Allemagne) et l’EURO (1972-Belgique). Que de souvenirs et surtout que de grands entraineurs rencontrés cher Nico. Parlez-nous un peu de vos coachs…
« Très sincèrement, je dirais que l’idéal serait un mixte composé de Michel Pavic et René Hauss. Pavic, un yougoslave, était un fin technicien, tacticien avec un enthousiasme magnifique. Tandis que René Hauss, un français, c’était plutôt la fougue, moins de tactique, mais comme tous les français, beaucoup (trop !) parler. Je vais d’ailleurs vous raconter une anecdote assez comique. Avant chaque entrainement, Hauss parlait pendant une demi-heure pour ne rien dire. A la fin, j’en avais tellement marre, je dis à Wilfried (Van Moer), demain je viens ½ heure plus tard. Et je l’ai fait. Tu aurais dû voir la tête de René. Salut Nico, tout va bien ? T’as eu des problèmes avec ta voiture ? Ben non Chef, je viens pour m’entrainer, pas pour écouter la… radio ! »
Et puis, si je ne m’abuse, vous avez aussi fonctionné de temps à autre comme joueur-entraineur, non ? « Ah là on rentre dans l’omerta du vestiaire ! Mais comme il y a prescription, ça va plutôt amuser les gens. Cor van der Hart avait un gros problème avec l’alcool, quand je dis un gros, c’est même un gros-gros, tu vois ce que je veux dire ? (NDLR : l’eau ferrugineuse très appréciée de Bourvil !). Il descendait son « pipi de canari » plus vite que son ombre, si bien que la limite était vite atteinte, parfois même en arrivant le matin. Comme j’étais Capitaine, c’est moi qui donnais l’entrainement pendant que lui se reposait… »
UNE GROSSE ERREUR ! MAIS SENTIMENTALEMENT JE NE POUVAIS DECEVOIR MON PERE…
A cette époque, on ne connaissait pas encore le fameux « Arrêt Bosman ». Un joueur ne quittait pas un club comme il l’aurait voulu, que du contraire, il y en a même qui y sont allés de leur poche pour se libérer, n’est-ce pas Nico ? « Et oui, quand j’ai voulu quitter le Standard, je suis allé trouver Roger Petit, intraitable ! Tu veux partir, tu paies ! Je suis retourné voir mon père, il m’a signé un chèque en blanc et il m’a dit, retourne voir Petit, donnes-lui le chèque et on n’en parle plus. Mais s’il te plait, restes dans la région de Liège pour notre entreprise familiale. Là, je dois avouer que j’étais un peu déçu car Anderlecht nous voulais, Jean Thyssen et moi. Anderlecht voulait reformer la défense centrale de l’équipe nationale. C’est vrai que sur le coup j’ai encaissé. Pardieu, un transfert à Anderlecht ne se refuse pas, hier comme aujourd’hui d’ailleurs. J’ai donc fait contre mauvaise fortune bon gré, j’ai pris la direction de… Rocourt ».
JULE GEORGES ET SON CELEBRE NOEUD… A 1.85 METRE…
Une fois les documents signés du côté de Sclessin, plus rien n’empêchait Nico Dewalque de reprendre l’autoroute en direction de Zichen-Zussen-Bolder sans toutefois ne pas oublier de prendre la « Sortie Rocourt », enfin, je dis ça et je dis rien… Et bien pas du tout, il s’est sans doute trompé à l’échangeur de Loncin, puisqu’il a pris la Direction de Namur…
« Et oui sourit Nico, j’avais rendez-vous chez le Président de l’époque, tu te souviens de Jules Georges ? Il m’avait invité dans sa superbe propriété à Yvoir-sur-Meuse ! Il m’attendait, tu sais toujours très classe, costume made in Paris et son célèbre nœud papillon. Il m’a regardé de la tête aux pieds et des pieds à la tête, puis il m’a demandé combien je mesurais, ma taille hein, je lui ai répondu, 1,85 mètre Monsieur l’Président. C’est parfait s’est-il exclamé, tu seras notre futur centre-avant ! Rires ».
Finalement, Nico jouera trois saisons au RFCL, 1976 à 1979, trois saisons où il jouera pour ne pas descendre, à contrario du Standard, où on jouait le titre. Pas trop durs les débuts sur les hauteurs de Liège ? « On dispute notre premier match à Anderlecht, on fait un match incroyable (1-1) et on aurait dû gagner, Lecloux a deux fameuses occasions au bout du pied. J’ai eu aussi quelques soucis avec Phillips, tu sais depuis des années, j’avais l’habitude de commander la défense, instinctivement j’ai voulu faire la même chose à Liège, oufti j’ai pris quelques volées de bois vert ! J’ai connu deux entraineurs à Liège, Werner Biskup et Yves Baré. Tu vois la grosse différence entre le Standard et Liège ? Au Standard, on montait sur le terrain pour gagner, à Liège pour ne pas perdre… ».
AC MILAN – MAJORQUE – BARCELONE – REAL MADRID
Au cours de sa carrière au Standard, peu de monde sont au courant, Nico a signé pas moins de quatre contrats dans des clubs prestigieux, tant au niveau du palmarès que de la trésorerie. « Effectivement approuve Nico. D’abord en 1970, AC Milan, à l’issue de nos deux rencontres en Coupe d’Europe en 1967 (NDLR : 1-1 à Milan et 1-1 à Sclessin – 2-0 pour Milan match de barrage), j’avais tapé dans l’œil des dirigeants. En 1970, Gianni Rivera et le Président sont venus chez moi. En 1969, le Président de Majorque nous voulait absolument Wilfried (Van Moer) et moi, et il y mettait le prix fort ! Après la Coupe du Monde (1970), j’ai encore signé deux autres contrats : Barcelone (1971) et Real Madrid (1972), mais il a fallu attendre 1974, après la Coupe du Monde en Allemagne, que Johan Cruyff traverse les frontières en signant à Barcelone, sinon avant, pas question de bouger… ». Et oui, « l’Arrêt Bosman » n’existais pas encore…
ET MAINTENANT, QUE VAIS-JE FAIRE… DE TOUT CE TEMPS…
Aujourd’hui, Nico partage son temps libre entre les deux clubs de son cœur. S’il s’amuse toujours du côté de Rocourt, son Standard fait plutôt la soupe à la grimace. Merci Nico pour ces bons moments passés ensembles.
« Pas de soucis, avec plaisir. Tu sais qu’à Rocourt, j’ai été invité pour mon anniversaire le dimanche toute l’après-midi au foot. Au Standard, on s’est rattrapé le lendemain avec un petit encart écrit… ».
Et oui, cher Nico, les temps changent, les traditions changent, les gens aussi et on est parfois si vite oublié…

Lucien Longree

2017 Nico Dewalque